Les livres des Mystères du tarot de Viéville

A travers une étude minutieuse, cette enquête en deux volumes nous permet de comprendre les mystérieux secrets du tarot de Viéville : 

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Les Mystères du tarot de Viéville, 1ère partie : les 22 arcanes majeurs.

L’analyse fine des détails nous dévoile un monde caché, fait de double ou triple sens, fourmillant d’un bestiaire dissimulé en images subliminales où loups, serpents, cygne, agneau et bien d’autres animaux encore, nous informent sur la nature profonde des protagonistes du tarot. L’étymologie des noms d’arcane est précieuse pour nous guider dans le labyrinthe des grands et petits secrets de nos personnages et les mythes nous font découvrir leurs ressorts conscients ou inconscients.

Le rapprochement de certains détails avec des symboles connus, avec des phases du grand Œuvre alchimique et avec des citations des plus fameux ésotéristes des temps passés et modernes nous éclaire sur le savoir ésotérique contenu dans le tarot de Viéville.

Ainsi, au fil de cette étude, à force de recoupements nous menant de surprises en surprises, nous découvrons un tarot ésotérique d’une dimension spirituelle exceptionnelle et insoupçonnée, où les prophéties côtoient d’étranges correspondances cosmiques, et c’est à un véritable voyage initiatique dans le monde merveilleux du Viéville que l’auteur nous invite.

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Les Mystères du tarot de Viéville, 2ème partie : les 56 arcanes mineurs.

Après avoir tenté le décryptage des arcanes majeurs dans la première partie de son étude Les Mystères du tarot de Viéville, le second volume s’attelle maintenant aux 56 arcanes de la série des arcanes mineurs. Avec les clés de décryptage qu’il a mis en évidence, il s’emploie à révéler le sens de ces quatre énigmatiques séries que sont les deniers, les coupes, les bâtons et les épées.

Avec une minutie d’horloger, l’auteur relie les détails entre eux pour donner une signification tangible à cet ensemble hermétique trop longtemps resté incompris et demeuré trop souvent la proie d’affirmations arbitraires et péremptoires. Travaillant sur le ressenti objectif et exploitant tous les indices que le maître cartier a ordonnés dans l’arcane il devient dés lors possible de démontrer la symbolique des combinaisons et, tout en laissant au lecteur l’autonomie de compléter l’analyse par sa propre synthèse, de dégager une signification concrète. Par exemple en déterminant précisément la position entre Ciel et Terre de l’arcane dans le vaste courant dualiste Esprit et Matière, un des thèmes de prédilection de l’enseignement du tarot de Viéville.

Ainsi, c’est avec émerveillement et un étonnement continuellement renouvelés que nous découvrons des images subliminales animales ou symboliques admirablement dissimulées, des mécanismes subtils comme les engrenages des deniers ou les divisions des coupes, ou l’agencement énigmatique de rythmes cosmiques vertigineux. Mais la découverte de l’inscription dans les séries des bâtons et des épées des plus extraordinaires mécanismes énergétiques de l’homme est certainement une des grandes révélations du tarot de Viéville.   

A la lecture de cette étude force est de constater que si le tarot de Viéville garde encore une part de son mystère, il se dévoile amplement pour nous offrir la vision d’un message spirituel d’une finesse et d’une portée extraordinaire.

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Afin d’illustrer le propos voici quelques extraits choisis tirés de la première partie consacrée aux arcanes majeurs.

Extrait de la page 20 relatif à l’orientation des personnages :

« Signification de l’orientation

La course du soleil dans le ciel était donc le référentiel absolu – primaire – d’orientation. Or la course diurne du soleil comporte des étapes qui symboliquement ont une signification : l’Orient signifie la naissance, l’aube d’une vie nouvelle, car le soleil se lève – naît – à l’Est et l’Occident signifie la mort, le crépuscule de la vie, car il se couche – meurt – à l’Ouest ; décrivant ainsi en un jour le cycle symbolique d’une vie humaine. De ce constat symbolique nous allons essayer de tirer une orientation spatio-temporelle : l’Orient symbolisant une naissance, un début, il est synonyme de commencement (lorsque le jour se lève la journée est à venir, a-venir). A contrario, l’Occident symbolisant un terme, il est synonyme de fin (lorsque le soleil se couche la journée est passée). Ainsi, on peut dire que l’action a commencé à la droite de la carte, vers l’Orient, et se continue vers la gauche, vers l’Occident. Le point culminant de l’action étant le midi où le soleil est au zénith, c’est-à-dire le milieu de la carte, le plein sud.

En caractérisant les directions Est et Ouest, nous définissons une orientation spatio-temporelle porteuse d’informations utiles au décryptage de ce tarot : un cadre à l’action sous la forme d’un commencement et d’une fin.

Logiquement nous pouvons positionner le personnage du Viéville – l’homme microcosmique au centre du macrocosme – comme orienté face au soleil, donc faisant face au Sud. Ainsi dans le Viéville l’Orient correspond au côté droit de la carte et l’Occident au côté gauche. La confirmation de cette hypothèse doit se trouver dans les cartes mêmes : il doit exister des indications suffisamment claires et concordantes pour conclure dans ce sens. »

Extrait de la page 22 relatif à la division de la carte en deux carrés :

« Le double carré

Maintenant que dans le tarot de Viéville nous avons mis en évidence et déterminé une orientation spatio-temporelle, nous allons essayer de voir s’il existe un autre type d’orientation. Un indice nous semble aller dans ce sens car nous pouvons noter que certaines cartes présentent la particularité d’être divisées par le milieu et forment deux carrés superposés. Ils sont spécialement observables sur l’arcane VIII où l’on voit un carré inférieur et un carré supérieur ; sur l’arcane XIX où la séparation se fait par le drapeau ; sur l’arcane XX où le pavillon de la trompette est à la jonction du ciel et de la terre ainsi que sur l’arcane VI où la pointe de la flèche est à la frontière de ces deux carrés.
Ainsi débute la Genèse :

« Au commencement, Dieu créa le Ciel et la Terre. »

Cet axiome va conduire notre réflexion et nous allons nous efforcer de voir si les carrés supérieurs et inférieurs peuvent correspondre à cette polarité, à cette antique division entre Ciel et Terre.
Nous allons nous baser sur l’excellente étude La forme initiale, symbolisme de l’architecture traditionnelle (1) de Georges JOUVEN et nous inspirer de son premier postulat :
« Les plans des constructions traditionnelles sont ordonnés autour d’un carré directeur, (la forme initiale) ou d’un double carré qui les allient symboliquement au ciel et à la terre. »
L’auteur donne en exemple le plan de la cathédrale de Chartres qui s’avère établi sur le double carré d’une dimension de 200 pieds de roi sur 400.
Dans le cours de son ouvrage, l’auteur met en évidence dans la construction sacrée la division récurrente du schéma directeur du bâtiment en deux carrés distincts. Il s’agit donc d’une constante de représentation qui n’a rien d’anecdotique mais qui recèle une symbolique spatiale précise. Le rectangle composé de deux carrés contient en lui les deux valeurs antagonistes et complémentaires que sont le Ciel et la Terre. Tout au long de notre exposé, nous verrons que l’union du Ciel et de la Terre est un thème omniprésent dans le Viéville. A cela nous pouvons affirmer que dans toutes les religions et civilisations de l’humanité, le thème de l’union du Ciel et de la Terre est absolument une constante du symbolisme spirituel : l’homme terrestre doit être relié le plus parfaitement possible avec le Ciel afin de ne pas oublier, de ne pas se couper de son origine céleste, afin de ne pas « s’enfoncer » encore davantage dans la matérialité illusoire de la terre. Le salut de l’homme est même annoncé comme le résultat de son travail intérieur lors de son séjour terrestre, et cette transformation intérieure détermine sa réintégration dans le monde céleste.

Ce thème est souvent transposé dans la forme carrée de la cité. Dans la symbolique biblique, la Jérusalem Céleste, la cité carrée, est l’idéal mystique que l’humanité, la Jérusalem Terrestre, doit atteindre.

Le carré terrestre est assimilé au cube :

« L’homme est le cube, la cité disposée en carré (2) » ; et le cercle s’inscrit dans le carré céleste. »

Figure 3 : Orientation de la carte

orient-occident

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Extrait de la page 45 relatif à la conclusion sur la construction au nombre d’or du Viéville :

« A partir des données de ce chapitre, on comprend et on peut vérifier que le Viéville est construit sur une base harmonique au nombre d’or. Ainsi, nous disposons théoriquement de 20 mesures principales, de 10 figures d’étoiles de 20 dimensions différentes et de 15 triangles isocèles, soit jusqu’à 165 formes géométriques sans compter les mesures secondaires ! Toutes ces mesures sont en lien harmonique entres elles car elles découlent du double carré dessiné par le cadre de la carte qui n’est rien d’autre que les limites visibles de l’action entre ciel et terre.

Baga : mesures au Nombre d'or

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Cette méthode de construction est simple dans son principe car par un positionnement de proche en proche des différents motifs entres eux, on aboutit à une construction harmonieuse sans rigidité où chaque trait est en proportion avec son suivant.

XXI avec étoiles à 5 branches BR

Dans son application, toutefois, elle peut être délicate à maîtriser car pour obtenir ce résultat d’une construction harmonieuse sans rigidité il semble qu’il ne puisse-y-avoir une règle absolue de construction mais plutôt des figures privilégiées et surtout une multitude de points de repère reliés par une grande variété de dimensions harmoniques. Finalement, il n’y a comme règle absolue que celle d’agencer l’ensemble des éléments de la carte afin qu’il n’y ait pas de centre géométrique déclaré : bien qu’il existe des centres visuels dans l’image (l’As de denier et sa croix centrale par exemple), le centre géométrique n’est pas formellement avéré. On peut y voir une métaphore du centre cosmique universel : le centre est partout et nulle part à la fois.

La perception de l’harmonie des choses est une perception intuitive que l’on exprime – faute de mieux – d’une manière empirique. Cette surprenante méthode de construction représente certainement un absolu esthétique parce qu’elle participe de cette sensation ambivalente d’organisation et de désorganisation que l’on perçoit dans le Viéville. Il y a un équilibre à trouver entre une sensation d’ordre, de symétrie et de proportionnalité et une sensation de liberté, d’asymétrie et de fluidité des formes.

Cet équilibre est difficile à trouver parce qu’il est en apparence profondément contradictoire. La méthode constructive au nombre d’or du Viéville que nous venons de décrire, et dont il reste certainement d’autres aspects à découvrir, est une approche pour trouver cet équilibre, pour réaliser une construction harmonieuse qui réduise cet antagonisme des polarités. »

L’analyse fine des détails nous dévoile un monde caché, fait de double ou triple sens, fourmillant d’un bestiaire dissimulé en images subliminales où loups, serpents, cygne, agneau et bien d’autres animaux encore, nous informent sur la nature profonde des protagonistes du tarot. L’étymologie des noms d’arcane est précieuse pour nous guider dans le labyrinthe des grands et petits secrets de nos personnages et les mythes nous font découvrir leurs ressorts conscients ou inconscients. L’étude de la nature occulte des nombres est une source d’informations complémentaire.

Extrait de la page 285 relatif au Phénix caché dans le feuillage de l’arbre du Soleil à l’arcane XVI, LA FOVDRE :

« Le Phénix

On peut dire que la représentation se complique quelque peu car un autre oiseau est figuré à la cime de l’arbre et il y faut là aussi du discernement : la tête est quasiment dans l’axe du tronc où un œil est visible et le bec jaune se confond avec les rais jaunes de la formation rayonnante ; l’aile gauche de l’oiseau est formé par la tête de la harpie.

Dans les gravures d’alchimie on trouve parfois la représentation de l’Arbre de Vie et de l’oiseau à sa cime. Dans l’Arbre de la Contemplation (3) , qui est un palmier à sept palmes, sur chacune des palmes se tient un oiseau dont une harpie (arpia) et un phénix (fénix). Sur le frontispice de La Toyson d’or de Trismosin on peut voir l’arbre de vie avec des oiseaux dans ses branches et à son sommet un pélican nourrissant ses petits ; le pélican est le symbole du sacrifice – et du Christ – car en s’ouvrant le ventre il nourrit sa progéniture (4) . Sur une peinture sur bois Il Sogno della vergine de Cristoforo représentant le Christ sur l’arbre de vie, on voit au sommet de l’arbre le même pélican. Sur la gravure de Pandora de Jérôme Reussner, un faucon ou un phénix est représenté au sommet de l’arbre, et sur le frontispice du Songe de Poliphile (5) est représenté le processus alchimique : du chaos en passant par l’Ouroboros et le lion, on aboutit au Phénix à la cime de l’arbre et symbolisant ainsi le sommet de l’Œuvre. Enfin, dans l’enluminure Alexandre devant l’arbre du Soleil nous retrouvons le Phénix dans l’arbre (voir figure).

Le Phénix est le symbole de l’immortalité parce qu’au terme de sa longue vie, après s’être consumé dans son nid de brindilles mêlé d’encens, il renaît de ses cendres.
Son nom viendrait d’un mot grec qui signifiait rouge et en alchimie, le phénix est identifié à l’Œuvre au Rouge :

« L’Œuvre étant parvenu au rouge, la matière ayant été fermentée, on avait la Pierre philosophale ou élixir rouge ou grand magistère (6) . »

Le Phénix est symbole d’immortalité ce qui explique pourquoi il est en correspondance avec l’Œuvre au Rouge :

« L’Œuvre hermétique développée jusqu’au Rouge, est en rapport avec la conception suprême, « supracosmique », de l’immortalité (7). »

Figure 59 : Alexandre devant l’arbre du Soleil

La représentation de la harpie et du Phénix est surprenante car ce sont deux symboles antagonistes : la méchanceté, le vice et les tourments obsédants et de l’autre la pureté absolue et quasiment inconcevable. Pourtant, dans le feuillage de l’arbre ils paraissent se confondre comme si le Phénix émanait de la harpie.

Le principe alchimique de la Matière unie à son venin mortel peut nous éclairer :

« L’Art vise à rendre l’organisme apte à supporter la nature du feu, d’où le principe alchimique « 

L’Œuvre est à son terme, quand la Matière est parfaitement unie à son venin mortel  » (9). »

Cette capacité à supporter le Feu – le Feu ardent – sans altération est symbolisée par la Salamandre et par le Phénix, bien qu’à deux niveaux différents. On reconnaîtra dans la citation suivante de Nicolas Flamel une évocation implicite de la nature occulte du Phénix et de sa nature de Feu :

« Le Feu s’engendre et se nourrit du Feu, et est le fils du Feu ; c’est pour cela qu’il faut qu’il retourne au Feu, de sorte qu’il ne craigne pas le Feu (10) . »

Extrait de la page 71 relatif à l’étymologie du nom rattaché à l’arcane I, BAGA :

« Le nom

Le nom de cet arcane, BAGA, est lisible à l’As de denier. Aujourd’hui, hormis le mot bagage qui semble-t-il a la même racine, si le mot baga ne nous dit rien c’est qu’il a disparu de notre vocabulaire.

Dans les dictionnaires de l’ancienne langue française, la racine baga nous renvoie à bagage, baguenaudes, bagues : « choses vaines, futiles, inutiles, gênantes, niaiseries », et à bagatelles : « choses de peu de prix ». Toujours avec la même racine, nous trouvons bagatin : « monnaie de vil prix », ainsi que sa signification de vaurien comme le suggère cette citation de Rabelais :
« Gens soubzmis… à Mercure, comme… papetiers, cartiers, bagatins, escumeurs de mer. »

Il est amusant de constater que dans cette citation, les cartiers – sans doute les marchands de cartes à jouer – sont assimilés aux joueurs et aux marins qui fréquentent les tripots des bas quartiers, les tavernes qui invitent tout le monde à boire et à la débauche. C’est certainement pour cette raison que baga est aussi désigné comme une « sorte de jeu » :

« Les autres maniants dans la carte l’amour, le mat et le bagat passent le hault du jour (11). »

Avec la même racine mais dans un sens très péjoratif nous trouvons le mot bagasse qui signifie « prostituée, femme de mauvaise vie ». Dans les mots bagarre, « tumulte, querelle », et bagaude, « rebelle, révolté (12) », nous trouvons en plus la notion de facteur de trouble de l’ordre social. Il y a dans ces derniers mots dont la racine commune est baga, une appréciation péjorative de la basse extraction sociale de celui qui est ainsi désigné. Dans le mot bagans, mot gascon signifiant pâtres, paysans (13) , nous retrouvons cette même allusion à l’origine sociale modeste. »

Extrait de la page 81 relatif à la nature du chiffre 1 :

« Le chiffre I

Le chiffre I est tout à la fois une totalité et un commencement. Ce statut paradoxal était ressenti par les philosophes Grecs de l’antiquité dont David Wells nous dit qu’ils ne considéraient pas que 1, ou l’unité, soit un nombre :

« C’était la monade, l’unité indivisible depuis laquelle avaient grandi tous les autres nombres. D’après Euclide, un nombre est un agrégat composé d’unités. En toute cohérence, ils ne considéraient pas que 1 soit un agrégat en lui-même. Et l’allemand Kobel écrivait encore en 1537 dans son livre de calcul : « D’où l’on comprend que 1 n’est pas un nombre, mais une génératrice, un commencement et une fondation pour tous les autres nombres (14). »

Cette particularité se retrouve dans la racine latine un et les mots qui lui sont associés comme unité, union, unique et universel. Ernst Bindel ne dit pas autre chose lorsqu’il affirme que dans toute l’Antiquité :

« Les nombres furent toujours pris en tant que subdivisions significatives de l’unité unique. En harmonie avec ce fait, il existait un véritable culte de l’unité qui avait le sens de giron de tous les nombres et qui, dans ce sens, était placé au-dessus de tous les nombres ; en effet, on disait qu’étant plus élevée que tous les nombres, l’unité n’était plus elle-même un nombre (15). »

Le chiffre I a aussi la propriété de produire plus par addition que par multiplication, puisque la multiplication par 1 ne modifie pas le nombre.
Dans le Viéville, à l’arcane I, le chiffre romain est situé au centre du sommet de la carte ; le sommet de la carte représentant la partie la plus élevée spirituellement car la plus proche du monde céleste. A cet emplacement, le I représente l’homme vivant comme nous le signale Ragon dans sa Maçonnerie Occulte :

« Le chiffre 1 a signifié l’homme vivant (un corps debout), car l’homme est le seul être vivant qui jouisse de cette faculté.»

Le chiffre I est au-dessus de la partie rouge du chapeau ; partie qui figure le mental rayonnant, à l’image du globe solaire se couchant ou se levant à l’horizon. Par association d’idées, c’est une représentation du mental universel ; où le mot universel est pris dans son sens paradoxal de général et d’unique à la fois. On notera cependant que le chiffre I est singulièrement effacé, comme si cette position numérique n’était pas absolue et présentait un caractère éphémère. »

Le rapprochement de certains détails avec des symboles connus, avec des phases du grand Œuvre alchimique et avec des citations des plus fameux ésotéristes des temps passés et modernes nous éclaire sur le savoir ésotérique contenu dans le tarot de Viéville.

Ainsi, au fil de cette étude, à force de recoupements nous menant de surprises en surprises, nous découvrons un tarot ésotérique d’une dimension spirituelle exceptionnelle et insoupçonnée, où les prophéties côtoient d’étranges correspondances cosmiques, et c’est à un véritable voyage initiatique dans le monde merveilleux du tarot de Viéville que l’auteur nous invite.

                                 

L’édition de la première partie et de la deuxième partie de l’essai de décryptage du tarot de Viéville  est disponible à La Boutique.

La réédition du fac-similé des 78 cartes du tarot de Viéville est disponible sur la boutique du site et est indispensable à la bonne lecture de ces ouvrages.

[1] Editions Dervy.

[2] Les travaux d’Hercule, A. Bailey, p. 26.

[3] De Arbore Contemplationis in Les Racines de la Conscience, C.G. Jung, p. 485.

[4] Si l’imaginaire symbolique des Anciens l’a métamorphosé en apothéose du sacrifice, en réalité il régurgite un poisson.

[5] In Psychologie et alchimie, C.G. Jung, éd. Buchet/Chastel.

[6] Théorie et symboles des alchimistes, A. Poisson, p. 144.

[7] La Tradition Hermétique, J. Evola, p.207.

[8] Roman de renart le contrefait, XIVème siècle, français 1630, fol 125, Bnf.

[9] Ibidem, p.205.

[10] Ibidem.

[11] Le plaisir des champs, l’automne, divers plaisirs, C. Gauchet in Dictionnaire de la langue française du XVIème siècle.

[12] Dictionnaire Trévoux.

[13] Ibidem.

[14] Le dictionnaire Penguin des nombres curieux, éd. Eyrolles, p.33.

[15] Les nombres et leurs fondements spirituels, éd. Anthroposophiques Romandes, p.39.